L'ONUDC lance un système de partage de données relatives au trafic de migrants destiné aux pouvoirs publics des États membres

25 juillet 2013 - Le Bureau régional de l'ONUDC pour l'Asie du Sud-est et le Pacifique a récemment lancé un système en ligne sécurisé de signalement volontaire sur le trafic de migrants et les conduites liées (VRS-MSRC) grâce auquel les pouvoirs publics peuvent collecter et partager des données relatives au trafic de migrants. Ce système s'inscrit dans le cadre du Processus de Bali, un dialogue intergouvernemental sur le trafic de migrants et la traite des êtres humains qui se concentre surtout sur l'Asie et le Pacifique.

Conçu pour venir en aide à l'analyse stratégique et au développement de politiques aux niveaux interrégional, régional et national, le VRS-MSRC a pour but de mettre en place des données quantitatives et qualitatives non nominales sur le trafic de migrants et la migration irrégulière. Les données clé incluent : la taille et la direction géographique des flux, les principales routes parcourues, les montants payés aux passeurs, les moyens de transport et les méthodes employées, le profil des migrants victimes de trafic et des migrants irréguliers, ainsi que le profil des trafiqueurs de migrants.

Le système a été développé en étroite coopération avec les services de détection et de répression des pays de l'Asie, du Pacifique, de l'Europe et d'Amérique du Nord en réponse à la 4è Conférence ministérielle du Processus de Bali en mars 2011.

Dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé et son Protocole complémentaire sur le trafic de migrants, les états ont l'obligation de collecter, d'échanger et d'analyser les informations sur le trafic de migrants, de surveiller les politiques liées et de contrôler leur efficacité.

Le VRS-MSRC aide les états à tenir ces engagements en les aidant à identifier les tendances et à mettre en place des politiques afin de prévenir et de combattre le trafic de migrants. Le système inclut un mécanisme de recherche en ligne permettant aux états membres d'identifier les tendances émergentes dans les autres pays et de faciliter les coopérations ciblées avec les états membres constatant des tendances similaires.

À ce jour, les pouvoirs publics de 16 états et territoires ont confirmé leur engagement, parmi lesquels : l'Australie, le Cambodge, la France, Hong Kong (RAS), l'Indonésie, le Laos (RDP), les Maldives, les Îles Marshall, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, les Îles Norfolk, le Pakistan, les Îles Salomon, la Thaïlande, la Turquie et les États-Unis d'Amérique.

L'élaboration de solutions durables en réponse au trafic de migrant est un immense défi. Les interventions unilatérales risquent de simplement aggraver ou déplacer le problème.

« Le trafic de migrants est, par nature, transnational. Le freiner requiert une action multilatérale », a déclaré M. Sebastian Baumeister, expert associé à l'unité anti-traite des êtres humains et basé à Bangkok. « La coopération entre tous les pays concernés et les approches exhaustives sont cruciales. La mise en place de connaissances sur le trafic de migrants basées sur des preuves et l'échange d'informations entre les états renforce la confiance et la coopération entre les états et débouche sur une application efficace de politiques cohérentes. » 

Informations complémentaires :

Système de signalement volontaire sur le trafic de migrants et les conduites liées (VRS-MSRC)                    (PDF en anglais)

Bureau régional pour l'Asie du Sud-est et le Pacifique de l'ONUDC (page en anglais)

Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé et son Protocole complémentaire sur le trafic de migrants (PDF en anglais)

Travaux de l'ONUDC contre le trafic de migrants (page en anglais)

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