L'ONUDC aide les pays à garder une trace des mouvements financiers

Money-laundering is a complex crime. UNODC advocates full money laundering compliance and helps countries meet the challenge of tracking money flows.28 mai 2013 - Le blanchiment d'argent est un crime difficile à combattre car les criminels s'évertuent à cacher leurs méthodes. De nos jours, l'argent peut être transféré instantanément d'une juridiction à l'autre. Cela rend la lutte contre le blanchiment d'argent fortement tributaire de matériels informatiques sophistiqués et d'un personnel hautement qualifié. Dans de nombreuses régions du monde, ces atouts pour lutter contre la criminalité ne sont pas encore acquis. Dans certains pays, en particulier ceux en voie de développement, ces problèmes sont cruciaux, mais le résultat final est le même : un secteur financier vulnérable aux abus des criminels.

Alors que de nombreux progrès ont été réalisés sur le plan légal, avec une majorité des pays qui ont désormais signé les conventions des Nations Unies et les principaux accords et normes internationaux en la matière, la capacité des pays à faire bon usage de ces outils législatifs varie considérablement. Aucun pays ne respecte toutes les recommandations convenues au niveau international pour la lutte contre le blanchiment d'argent et les problèmes diffèrent énormément selon les juridictions. Certains pays, par exemple, disposent d'un cadre institutionnel insuffisant avec un système de régulation, des services de renseignement financier et / ou des mécanismes d'application de la loi qui souffrent de lacunes. D'autres ont des besoins plus basiques, comme un registre de population électronique, un accès aux services de communication et à une connexion interne rapide et fiable, ou un équipement informatique et des logiciels, nécessaires pour garder la trace des mouvements financiers.

En outre, de nombreux pays en développement sont vulnérables au blanchiment d'argent car ce sont des économies qui recourent massivement aux transactions d'espèces et où une grande partie de la population ne possède pas de compte bancaire. D'importants paiements en espèces - inclus la contrebande d'argent liquide et les pots-de-vin - sont monnaie courante et considérées comme normales. Pour transférer de l'argent, les gens ont souvent recours à des systèmes financiers informels, comme l' hawala, et d'autres systèmes alternatifs de paiement, or ces systèmes sont difficiles à contrôler et à réguler. Par ailleurs, les services bancaires mobiles sont de plus en plus populaires dans les pays en développement. Ces services sont souvent utilisés par le biais de téléphones mobiles non immatriculés, et qui fonctionnent au paiement à la minute, ce qui rend difficile l'identification des personnes impliquées et la nature des transactions.

L'ONUDC préconise le plein respect des conventions internationales contre le blanchiment d'argent dans les pays développés et fournit une assistance aux pays en développement pour renforcer leurs systèmes et relever le défi du suivre la trace des flux monétaires. Concernant ce dernier point, l'ONUDC fournit aux gouvernements, aux autorités chargées de l'application de la loi et aux cellules de renseignement financier, des stratégies pour lutter contre le blanchiment d'argent, des conseils pour améliorer les politiques bancaires et financières, aide les services nationaux d'investigation financière et facilite la formation et le transfert de compétences entre juridictions. L'objectif ultime de l'ONUDC dans ces domaines est de s'acheminer vers un monde exempt de « refuges » pour les avoirs obtenus de manière illicite.

Information complémentaire:

L'ONUDC, le blanchiment d'argent et la lutte contre le financement du terrorisme

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