L'ONUDC finalise son Programme régional pour l'Afrique de l'Ouest (2016-2020) 

L'Afrique de l'Ouest est touchée par une série de facteurs qui la rendent particulièrement vulnérable aux défis spécifiques de la sécurité, de la criminalité transnationale organisée (CTO), du terrorisme et de la corruption.

Dans le cadre de son mandat, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient les institutions régionales, sous régionales et les gouvernements des pays de la région afin de lutter contre les menaces principales qui la touchent actuellement, telles que le trafic de drogues, le développement de laboratoires de fabrication de stimulants de type amphétamine (STA), l'importation de précurseurs chimiques contrôlés, l'augmentation de la consommation locale de tous les types de drogues, la montée des menaces liées aux groupes terroristes et djihadistes, le renforcement des liens entre la criminalité organisée et le terrorisme, le trafic intra et interrégional des armes à feu, de cigarettes et de médicaments contrefaits, la traite des personnes; le trafic illicite de migrants, la criminalité maritime et la piraterie dans le golfe de Guinée et le long de la côte ouest-africaine.

Après l'achèvement du Programme régional pour l'Afrique de l'Ouest 2010-2014, l'ONUDC travaille actuellement à l'élaboration d'un nouveau Programme pour la période de 2016 à 2020 afin de poursuivre sa collaboration avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les pays de la région dans la lutte contre les fléaux qui la touchent actuellement.

Participants durant les discussions en plénière

Pour ce faire, l'UNODC a convié les experts de la CEDEAO et les représentants des Ministères de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé du Bénin, du Burkina Faso, du Cabo Verde, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo afin de discuter ensemble des futures orientations de ses objectifs et de ses activités dans la région. Cette réunion a également rassemblé des représentants du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Dans un esprit de renforcement du partenariat fort déjà existant, l'objectif principal de la réunion était d'inviter les experts nationaux et régionaux à identifier, ensemble, les défis et les objectifs stratégiques du Programme régional à venir.

Le Représentant régional de l'ONUDC, M. Pierre Lapaque a ainsi ouvert les sessions de travail en indiquant : « Les défis sont énormes mais notre volonté commune est réelle, et les solutions que nous proposons doivent être claires et pragmatiques ». Il a également rappelé que l'ONUDC a la volonté d'aligner son nouveau Programme régional avec les priorités définies dans le nouveau Plan d'action régional de la CEDEAO en matière de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, la criminalité organisée qui y est liée et l'abus de drogues en Afrique de l'Ouest 2016-2020, dont la Commission coordonne actuellement la finalisation, avec le soutien de l'ONUDC.

Les experts ont travaillé en sous-groupes sur les cinq piliers qui ont été identifiés comme les axes principaux de travail dans la région :

  1. Le renforcement des systèmes de justice pénale
  2. La prévention et la lutte contre la criminalité transnationale organisée et les trafics illicites
  3. La prévention et la lutte contre le terrorisme
  4. La prévention et la lutte contre la corruption
  5. L'amélioration de la prévention de l'usage de drogue, du traitement et des soins relatifs à la dépendance aux drogues
    Experts, représentants et personnel de l'UNODC autour du Représentant régional, Mr Pierre Lapaque

Répartis en trois groupes pendant deux demies-journées en fonction de leur domaine d'expertise, les divers représentants se sont finalement retrouvés en plénière afin de formuler des recommandations qui seront inclues dans le futur Programme régional. L'importance de la collecte des données grâce aux technologies de pointe, l'implication des organisations de la société civile, la prolongation et le renforcement de la coopération avec la CEDEAO, la préoccupation face à la corruption ont aussi été retenues comme les points les plus importants à inclure dans le futur Programme régional. Enfin, il a été recommandé qu'un Comité directeur soit mis en place afin de poursuivre le travail de consultation tout au long de la mise en œuvre de ce programme.

Pour de plus amples informations :

Projet d'appui à la CEDEAO