L'ONUDC soutient le renforcement du cadre législatif anti-corruption en Gambie

   Cette activité a été financée par les Etats-Unis

Depuis la transition pacifique de l'ancien président Yahya Jammeh au président Adama Barrow en Gambie, les Nations Unies coopèrent étroitement avec les parties prenantes nationales afin de soutenir l'engagement du nouveau gouvernement à initier des réformes constitutionnelles et juridiques essentielles.

Alors que la Gambie est partie à la Convention des Nations Unies contre la corruption depuis 2015, son cadre juridique n'a pas encore été adapté aux normes internationales. Conformément à l'engagement du nouveau gouvernement, soit d'assurer l'adhésion aux obligations conventionnelles, le Ministère de la Justice travaille sur un projet de loi anti-corruption, qui prévoit la création d'une Commission anti-corruption. En outre, le Ministère de l'Information et de la Communication a prévu d'élaborer un projet de loi sur la liberté d'information.

Suite aux demandes d'assistance formulées par ces ministères, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) s'est engagé à soutenir les efforts de la Gambie pour élaborer et adopter des législations anti-corruption et de liberté d'information conformément aux normes internationales et aux meilleures pratiques.

Photo des participants à l'atelier

Du 7 au 9 août 2017, le Ministère de la Justice, en partenariat avec l'ONUDC, a convoqué les parties prenantes nationales pour examiner le projet de loi anti-corruption. Cet atelier visait à soutenir la Gambie dans l'amélioration de son cadre législatif anti-corruption, y compris la création d'une Commission anti-corruption spécialisée, indépendante et efficace.

Au cours de ces trois jours de discussions intensives, environ 45 participants gambiens et internationaux, y compris des représentants des institutions anti-corruption au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone, ont eu l'occasion de : a) partager les expériences et les leçons tirées d'autres pays de la région ; b) identifier les points forts ainsi que les faiblesses du projet de loi anti-corruption actuel et ; c) proposer des améliorations possibles au projet de loi anti-corruption. Suite à des longues délibérations, les participants ont recommandé un ensemble de révisions et d'ajouts au projet de loi anti-corruption.

Du 10 au 11 août 2017, le Ministère de l'Information et de la Communication, en partenariat avec l'ONUDC et ARTICLE 19, a convoqué les parties prenantes nationales pour discuter d'un projet de loi sur la liberté d'information pour la Gambie.

La réunion a rassemblé environ 35 représentants du Ministère de l'Information et de la Communication, du Ministère de la Justice, du Bureau du Président, de l'Union de la Presse de la Gambie, de la Société Civile et des médias. En outre, des experts internationaux ont participé aux travaux, notamment des représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), ainsi que la Commission indépendante du Libéria sur l'information.

Les participants ont évalué les expériences et les enseignements tirés d'autres pays à l'intérieur et à l'extérieur de la région, et ont analysé les points forts et faibles des législations sur la liberté d'information. Après deux jours de discussions intensives, les participants ont adopté une série de recommandations pour guider la rédaction du projet de loi sur la liberté d'information et ont encouragé le gouvernement de la Gambie à promouvoir d'autres consultations générales sur le projet de loi, conformément à ces principes.

Cet atelier a été organisé dans le cadre du Programme Global de lutte contre la corruption de l'ONUDC, grâce au financement des Etats-Unis. Pour plus de détails, veuillez consulter les documents issus de ces ateliers, disponibles ci-dessous.

Pour plus d'informations :

Document final et recommandations pour la loi anti-corruption (en langue anglaise)

Document final et recommandations pour la loi sur la liberté d'information (en langue anglaise)

La Convention des Nations Unies contre la Corruption