L'ONUDC et l'Union européenne soutiennent les efforts du Congo dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts

Cet évènement a été financé par l'Union Européenne

Brazzaville, le 16 octobre - La République du Congo, pays doté d'abondantes ressources naturelles, forestières et minières, est confrontée à d'importantes menaces criminelles résultant du braconnage et du trafic illicite de ses ressources. Au-delà des dommages causés à l'environnement et à la biodiversité, ces trafics illicites représentent l'une des menaces les plus préoccupantes pour la paix, la sécurité et le développement durable du pays et de la sous-région.

Dans ce contexte, le pays s'est d'ores et déjà doté d'un corpus législatif lui permettant de mieux lutter contre ces menaces et bénéficie de l'appui du Consortium international pour la lutte contre la criminalité faunique (ICCWC). Ce consortium est né en 2010, des efforts concertés de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), du Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces en danger de la faune et de la flore sauvage (CITES), de la Banque Mondiale, d'INTERPOL et de l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD).

Ce soutien s'inscrit dans le cadre d'un programme sous-régional, dont le plan de travail a été élaboré conjointement avec la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, mis en œuvre par l'ONUDC et ICCWC et financé par l'Union européenne (UE). Ce plan de travail a été présenté au Ministère des Affaires étrangères de la République du Congo lors d'un atelier à Brazzaville le 15 octobre dernier.

L'atelier, présidé par Madame Rosalie Matondo, Ministre de l'économie forestière, en présence de l'Ambassadeur de l'Union européenne en République du Congo, Monsieur Raul Mateus Paula, a rassemblé des représentants des Ministères des Affaires Etrangères, de l'Intérieur, de la Défense, des Finances et de la Justice, ainsi que des représentants du Corps diplomatique et autres partenaires techniques et financiers qui appuient le Congo sur dans sa lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts.

M. Ludovic D'HooreMme. Rosalie Matondo and M. Raul Mateus Paula, Brazzaville, 15 octobre 2019

La Ministre de l'économie forestière a notamment rappelé les engagements de l'Etat congolais dans la préservation de la biodiversité, tels que traduits notamment dans la Déclaration de Brazzaville de 2015, et le besoin d'assurer une coopération entre tous les acteurs nationaux dans la lutte contre les trafics.

De son côté, l'Ambassadeur de l'Union européenne a insisté sur l'importance des actions que l'Union européenne finance au niveau de la sous-région et a évoqué les différents projets complémentaires soutenus dans ce domaine, confirmant l'assiduité de l'engagement de l'UE dans la protection de l'environnement et la lutte contre la criminalité faunique.

Monsieur Ludovic D'Hoore, Coordonnateur régional pour l'ONUDC a quant à lui souligné l'importance d'intégrer des approches innovantes dans les enquêtes et poursuites judiciaires contre les trafics, telles que proposées   dans la Convention dite « de Palerme » sur la criminalité transnationale organisée.

Ainsi, cette activité contribue à l'atteinte des objectifs de renforcement du capital humain, de renforcement du cadre institutionnel et de consolidation de l'Etat de droit, tels que envisagés dans le Plan National de Développement de la République du Congo, ainsi qu'à l'atteinte des Objectifs de Développement Durable 15 - Vie terrestre - et 16 - Paix, justice et institutions efficaces - de l'Agenda 2030 de l'ONU sur le développement durable.