L'ONUDC travaille main dans la main avec l'Afrique Centrale dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts

Reconnaissant l'engagement croissant de l'Afrique Centrale pour lutter contre le trafic illégal de la faune et de bois, le Programme Mondial de l'ONUDC de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts a organisé le 1er atelier régional des États d'Afrique Centrale sur le renforcement des contrôles aux frontières dans le cadre de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts, à Brazzaville, en République du Congo, du 31 août au 2 septembre 2015.

En partenariat avec la Commission des Forêt d'Afrique Centrale (COMIFAC), l'ONUDC a réuni des représentants des forces d'application de la loi et magistrats du Cameroun, Congo, Gabon, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo et du Tchad. Durant trois jours, ces experts de différentes délégations nationales, ainsi que les représentants de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), d'INTERPOL, de l'Organisation Mondiale des Douanes, des organisations non-gouvernementales TRAFFIC, WWF et du projet PALF, ont chacun pu échanger sur les bonnes pratiques les plus efficaces pour améliorer la coordination de leurs activités d'application de la loi et judiciaire afin de lutter contre ces trafics illégaux et commerces illicites transnationaux.

Ces discussions franches et ouvertes ont permis aux experts présents d'examiner les forces et les faiblesses actuelles de leurs institutions, de rappeler la pertinence de l'utilisation des mécanismes existants de partage d'informations et des moyens de traçabilité des produits de la faune et de la flore sauvages.

 
Participants de haut niveau et expers à l'atelier régional à Brazzaville

Les représentants ont également reconnu la grande nécessité de mettre en place des mécanismes interministériels nationaux dédiés spécifiquement à la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts, qui seraient également chargés d'élaborer une stratégie et une politique de poursuite pénale et d'application de la loi en la matière, dans leurs Etats respectifs.

Sur la base de ces sessions de travail, les participants ont rédigé des recommandations exprimant leur engagement à créer une plateforme régionale opérationnelle de partage et d'échange d'informations, de renseignements et d'éléments de preuve contre la criminalité liée aux espèces sauvages de la biodiversité. La mise en place de ces entités interministérielles nationales, chargées de coordonner la lutte contre ce type de criminalité à travers leur coopération internationale au sein de cette plateforme permettrait ainsi une réponse régionale efficace et adéquate.

A l'issue de cet atelier régional, les experts présents ont unanimement réaffirmé leur volonté d'être accompagnés par l'ONUDC dans la conception et la mise en œuvre d'une telle structure.

M. Pierre Lapaque à la cérémonie de clôture

Lors de la cérémonie de clôture, Son Excellence M. Henri Djombo, Ministre de l'Economie Forestière et du Développement Durable de la République du Congo, M. Pierre Lapaque, Représentant régional de l'ONUDC pour Afrique de l'Ouest et du Centre, ainsi que la représentante de l'Ambassade des Etats-Unis en République du Congo, ont insisté sur l'urgence de la situation, et ont exhorté les participants à porter ces recommandations à leurs ministères de tutelles respectifs, dans l'optique de mettre en place au plus vite cette plateforme. Les participants s'y sont engagés dans une recommandation prévoyant en substance la mise en place, dans les plus brefs délais, de structures de coordination nationales en vue d'accélérer la mise en œuvre effective de la plateforme. M. Lapaque a enfin clos l'atelier par ces mots : « Le vrai travail commence maintenant ».

Cet atelier s'appuie sur des évolutions internationales récentes qui soutiennent une plus grande coopération entre forces d'application de la loi. La Stratégie Africaine de lutte contre l'exploitation illégale et le commerce illicite de la faune et de la flore sauvages d'Afrique de juin 2015 et la résolution A/RES/69/314 de l'Assemblée générale des Nations Unies du 30 juillet 2015 sur la « Surveillance du trafic d'espèces sauvages » recommandent toutes deux une accentuation du partage d'informations et des relations opérationnelles entre les Etats africains afin de renforcer les enquêtes et les poursuites pénales par leurs institutions compétentes.

Pour de plus amples informations :

L'ONUDC et la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts

Programme mondial de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts

Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée