Afrique du Sud: L'ONUDC, les gardes forestiers d'Afrique sur la ligne de front de la lutte contre le braconnage

  Afrique du Sud: L'ONUDC, les gardes forestiers d'Afrique sur la ligne de front de la lutte contre le braconnage. Image : ONUDC 22 août 2017 - Alors que le soleil se lève sur le désert du Kalahari au Botswana, des touristes du monde entier apprécient la magnifique faune présente en Afrique du Sud. Pour le Département de protection de la nature et des parcs nationaux du Botswana, en revanche, c'est une sombre tâche qu'ils doivent accomplir tous les jours.

Chaque matin, les patrouilles vérifient leurs régions pour voir combien d'animaux ont été tués pendant la nuit par des braconniers -   dans un but lucratif et non pas pour de la nourriture ou à des fins de subsistance.

Le braconnage, de dimension industrielle, est un fléau pour le continent Africain, alors que les groupes criminels continuent de tuer des rhinocéros, éléphants, pangolins et autres animaux. Selon les estimations de l'ONUDC, le crime contre les espèces sauvages génère plus de 10 milliards de dollars par an, ce qui en fait la quatrième activité criminelle la plus lucrative.

  Reconnaissant que le "profit" est au cœur de cette menace, le Réseau regroupant les autorités d'Afrique australe (ARINSA) a réalisé un entraînement spécialisé pour 40 gardes forestiers à Kasane et Maun, au Botswana.   Pour bénéficier de cet atelier, plusieurs gardes forestiers sont venus de divers endroits, y compris de districts éloignés tels que le Parc National de Chobe et le Parc National du Kalahari central.

  À la différence des entraînements habituels sur les infractions liées au braconnage et la capture des braconniers, l'atelier avait pour but de fournir des informations sur le suivi de la piste de l'argent pour confisquer les profits du crime. À cet égard, les gardes forestiers étaient décrits comme acteurs clés dans la collecte de preuve pour identifier les associations de malfaiteurs impliquées dans le crime contre les espèces sauvages.

Combinés avec des exercices pratiques, l'entraînement abordait les questions suivantes :

  • Rechercher des informations financières;
  • Préserver les preuves financières;
  • Dépister les produits du crime;
  • Recueillir des renseignements; et
  • Présenter les preuves au tribunal.

  Ces entraînements étaient les premiers de la sorte. Pour progresser dans la réponse au crime contre les espèces sauvages, des programmes pilotes seront développés et livrés dans les régions les plus touchées.

Plus d'informations:

L'ONUDC en Afrique du Sud

Travail de l'ONUDC sur le crime contre les espèces de faune et de flore sauvage