Le Directeur exécutif de l'ONUDC se félicite du Débat du Conseil de Sécurité sur la menace croissante de la criminalité maritime transnationale

UNODC Executive Director welcomes Security Council debate on growing threat of transnational maritime crime

Vienne, le 5 février 2019 - La criminalité maritime transnationale devient de plus en plus complexe à mesure que les groupes criminels exploitent les problèmes de juridiction et de répression en haute mer, a averti Yury Fedotov, Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans son intervention durant le débat au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le crime organisé transnational en mer.

Ce débat, organisé sous la présidence de la Guinée équatoriale et dirigé par le ministre des Affaires étrangères Simeon Oyono Esono Angue, est le premier à se concentrer sur le défi mondial de la criminalité maritime transnationale.

« Les deux tiers de la surface du monde sont des océans. Presque tout cela se trouve au-delà des eaux territoriales des États et n'est en grande partie pas soumis à la juridiction pénale d'un seul État », a déclaré le Directeur exécutif de l'UNODC dans son intervention par vidéoconférence.

« La haute mer est ouverte aux navires de tous les pays, qu'ils soient côtiers ou enclavés, pour soutenir le commerce international et la coopération économique, les contacts entre les peuples et l'utilisation responsable des ressources naturelles. Toutefois, ces dernières années, la liberté de navigation a été exploitée par des groupes criminels. La criminalité maritime transnationale est de plus en plus sophistiquée et en expansion, tant en termes de taille que de types d'activités criminelles. »

M. Fedotov a souligné qu'il était difficile de prévenir et de faire face à la criminalité maritime qui concerne souvent des navires, des cargaisons, des équipages et des moyens financiers provenant de différentes régions.  Il a souligné l'action menée par l'ONUDC pour aider les pays à lutter contre la criminalité, notamment :

  • le trafic illicite de migrants et de matériel terroriste ainsi que les attaques contre la circulation maritime dans le golfe d'Aden ;
  • trafic de cocaïne dans l'Atlantique;
  • trafic d'héroïne dans l'océan Indien;
  • piraterie et vols à main armée en mer dans le Golfe de Guinée;
  • enlèvement contre rançon dans les mers de Sulu et de Celebes;
  • la pêche illégale dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique; et
  • le trafic illicite de migrants en Méditerranée.

"Ces crimes constituent un danger immédiat pour la vie et la sécurité des personnes, ils portent atteinte aux droits de l'homme, entravent le développement durable et, comme le Conseil l'a reconnu, ils menacent la paix et la sécurité internationales ", a-t-il déclaré.

M. Fedotov a souligné qu'il était important que tous les pays ratifient et mettent en œuvre les engagements internationaux, notamment la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et ses protocoles, et fournissent une assistance technique. Il se félicite de l'engagement continu du Conseil de sécurité en faveur du renforcement de la coopération dans la lutte contre la criminalité maritime transnationale.

Plus d'information:

Activité de l'ONUDC contre la criminalité organisée

Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et ses protocoles

Programme mondial contre la criminalité maritime