21 août: Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme 

 

Le 21 août, les Nations Unies célèbrent la Journée internationale du souvenir, en hommage aux victimes du terrorisme (A/RES/72/165). Cette journée est destinée à rendre hommage aux individus qui, à travers le monde, ont été attaqués, blessés, traumatisés ou ont perdu la vie à la suite d'attaques terroristes. Cela représente un grand pas en avant dans la solidarité avec les victimes du terrorisme. 

La stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, adoptée en 2006 par l'Assemblée générale des Nations Unies (A/RES/60/288), a jeté les bases du travail des Nations Unies sur les victimes du terrorisme et avec celles-ci. Les questions auxquelles les victimes du terrorisme sont confrontées sont traitées dans les piliers I et IV de la stratégie. Ces derniers s'efforcent de "promouvoir la solidarité internationale en faveur des victimes", soulignent "la nécessité de promouvoir et de protéger les droits des victimes du terrorisme" et s'efforcent de répondre" à la déshumanisation des victimes du terrorisme" en promouvant la solidarité avec les victimes du terrorisme et l'assistance aux victimes et à leurs familles et en facilitant la normalisation de leur vie. Les trois dernières résolutions de la révision de la stratégie (A/RES/66/282, A/RES/68/276 et A/RES/72/284) ont toutes souligné le rôle important des victimes dans la lutte antiterroriste et la prévention de l'extrémisme violent, ainsi que l'importance de reconnaître et de défendre leurs droits humains.

Les agents d'application de la loi et de la justice pénale du Sahel et des pays voisins ont continuellement bénéficié d'ateliers organisés par le Bureau régional de l'ONUDC pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre portant sur les enquêtes, poursuites et jugements d'affaires liées au terrorisme, de même que sur la coopération nationale, régionale et internationale. Les États membres renforcent ainsi leurs mécanismes pour des mesures effectives contre l'extrémisme violent qui deviennent plus efficaces, fondées sur des preuves, rapides, transparentes et responsables. Cependant, les victimes du terrorisme continuent de lutter pour faire entendre leurs voix, pour que leurs besoins soient pris en charge et pour faire respecter leurs droits.

Dans la région du Sahel, la prise en charge des besoins des victimes devient un enjeu dont sont conscients les autorités nationales. Un Procureur du Niger, en charge de dossiers de terrorisme témoigne : « les autorités nigériennes ont entrepris plusieurs actions dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens…et s'attaquent aux causes profondes en mobilisant des fonds pour des programmes de développement socio-économique des régions concernées en faveur des communautés victimes».

La prise en charge des besoins des victimes est un enjeu majeur dans la lutte contre ce phénomène pour les Nations Unies, et le 17 août 2018, le Secrétaire Général, M. Antonio Guterres, a affirmé que : «  Si on respecte les droits humains des victimes et qu'on leur apporte un soutien et des informations, on réduit les dégâts à long-terme causés par les terroristes sur les individus, les communautés et les sociétés ».

L'ONUDC s'investit ainsi dans le soutien aux victimes. Elle a publié deux manuels sur les victimes du terrorisme: « Bonnes pratiques en matière de soutien aux victimes du terrorisme dans le cadre de la justice pénale» et « La réponse de la justice pénale pour soutenir les victimes du terrorisme».

Par le biais d'un projet sur les dimensions sexospécifiques des réponses de la justice pénale au terrorisme, mis en œuvre conjointement avec le HCDH et en partenariat avec ONU Femmes, l'ONUDC se concentre également sur les défis uniques de l'intégration des dimensions sexospécifiques dans la lutte contre le terrorisme. À l'échelle mondiale, les femmes sont de plus en plus touchées et impliquées dans les activités de groupes terroristes, notamment en tant que victimes de violences sexuelles et sexistes par le biais de mariages forcés, de viols et d'autres formes. Les femmes sont également des agresseurs, servant de messagers, d'espions, de passeurs, de recruteurs et de fournisseurs de fonds. La communauté internationale a de plus en plus reconnu que les femmes et les hommes peuvent être vulnérables au terrorisme de manières différentes et que les mesures prises par les gouvernements contre ces crimes peuvent également affecter chaque sexe différemment. 

Pour soutenir les États membres, l'ONUDC a organisé une série d'ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités dans la région. Ces ateliers de formation étaient axés sur la prise en charge sexospécifique des délinquants, des victimes et des témoins et de la violence sexuelle sexiste afin de se concentrer sur des questions pratiques (preuves, interrogatoires des victimes, suspects et témoins, conditions de détention, etc.) liées à l'enquête et la poursuite des affaires de terrorisme.  

Outre les initiatives de l'ONUDC, le Groupe de travail des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme a lancé en juin 2014 le Portail d'appui des Nations Unies aux victimes du terrorisme, qui facilite l'accès aux ressources pour les victimes, leurs familles et leurs communautés qu'il s'agisse d'un appui psychosocial, de l'accès aux systèmes nationaux de justice pénale ou aux possibilités de réadaptation offertes par les États membres.  

Pour plus d'information :

Portail de soutien aux victimes du terrorisme

Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel