L'ONUDC fournit du matériel antiterroriste non létal au Burkina Faso 

 
     
 Ce projet a été financé par l'Allemagne

7-02-2020

Des équipements et du matériel non létal pour le maintien de l'ordre tels que des caméras, des téléphones et des kits de dépistage de drogues, ont été remis aux autorités du Burkina Faso par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime afin de soutenir les efforts nationaux de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l'objectif 16 des Nations Unies pour le développement durable, qui vise à promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives pour un développement durable.

Ce pays enclavé fait partie du groupe des cinq Etats du Sahel (G5 Sahel), qui lutte contre les organisations extrémistes violentes, notamment les groupes armés militants et les groupes radicaux liés à l'État Islamique et Al-Qaida, ainsi que les bandes criminelles.

Dans le Nord du Burkina Faso, ces groupes contrôlent certaines zones et mènent des attaques complexes contre des cibles étatiques et civiles.  En 2019, quelque 1 295 civils ont été tués contre 173 en 2018, selon l'ACLED. Alors que les derniers chiffres montrent qu'en février 2020, le nombre de personnes déplacées s'élève à plus de 760 000 personnes (UNHCR).

Le 7 février 2020, l'ONUDC a organisé une cérémonie pour la remise partielle du matériel, qui comprenait également l'équipement d'une salle de simulation, des imprimantes, des ordinateurs portables, des projecteurs et des dictaphones. D'autres équipements, notamment des véhicules, des radios et des équipements de protection, seront remis dans les prochains mois.

 Le matériel non-létal remis pour soutenir les efforts nationaux de lutte contre le terrorisme

Des résultats ont déjà été obtenus grâce aux équipements reçus jusqu'à présent selon la Brigade Spéciale pour les enquêtes antiterroristes et la lutte contre la criminalité organisée (BSIAT). «Cette remise de matériel a permis de faciliter le travail des enquêteurs pour déceler les réseaux terroristes et de limiter ainsi certaines actions  de ces derniers. Ce matériel a permis de boucler des dossiers déjà en cours d'investigation ou d'instruction», a déclaré un officier.

Lancé en mars 2019 et devant s'achever en septembre 2020, le projet vise à renforcer la capacité du Burkina Faso à prévenir et combattre le terrorisme et la criminalité transnationale en fournissant une assistance technique et opérationnelle et des équipements aux forces de sécurité - dans le cadre du Programme Sahel de l'ONUDC qui œuvre à renforcer l'accessibilité, l'efficacité et la responsabilité des systèmes de justice pénale.

Clément Wango (a gauche), Directeur de Cabinet, Ministère de la sécurité du Burkina Faso avec Nils Wortmann (a droite), Chargé d’Affaires, Ambassade d’Allemagne au Burkina Faso, et Baddredine El Harti, Conseiller spécial RSS auprès de la Présidence du Burkina Faso, Nations Unies (au centre)

Ce projet de 18 mois, d'une valeur de 1,8 million d'euros, mis en œuvre par l'ONUDC, est financé par la République fédérale d'Allemagne. L'équipement servira à rendre opérationnelle la composante police de la force conjointe G5 Sahel au Burkina Faso, qui comprend le BSIAT et la brigade de gendarmerie du prévôt.

Des ateliers sur le renforcement de l'intégrité, l'utilisation de kits de drogues et de précurseurs et la criminalistique ont également été prévus.

Le Programme Sahel coordonne étroitement son assistance avec les agences des Nations Unies et d'autres partenaires techniques et financiers tels que l'Union européenne, le GIZ et INTERPOL. Les équipements fournis le sont à la demande des ministres de la sécurité et de la défense, suite à une réunion tenue en mai 2019 avec des représentants de l'ONUDC.

Plus d'informations:

- L'ONUDC forme une centaine d'officiers burkinabés à la Composante Police de la Force Conjointe du G5 Sahel

- Le Programme Sahel