Des magistrats formé sur les méthodes de poursuites relatives au trafic et la traite des personnes pour garantir l’état de droit au Mali

16-08-2020

SEGOU  Au Mali, les passeurs et les trafiquants profitent de la faiblesse du système judiciaire et de la porosité des frontières pour s’adonner à leurs pratiques, favorisant ainsi la récurrence de la traite des personnes et du trafic illicite de migrants dans le pays. 

Vingt-cinq (25) magistrats, procureurs et substituts de procureurs de différentes régions du pays et du District de Bamako ont donc eu l’opportunité de participer a un atelier de formation sur le trafic illicite de migrants et la Traite des Personnes.

Les procureurs et les magistrats ont analysé les méthodes et les outils adéquats pour les enquêtes et les poursuites relatives au trafic illicite de migrants et la traite des personnes ainsi que sur la protection et le respect des droits de migrants objet de trafic, et les victimes.

L’identification des défis et solutions depuis leurs postes de travail a également fait l'objet d'une analyse par les participants, pour une meilleure poursuite des auteurs de traite de personnes.

Après cet atelier, les participants ont une meilleure compréhension de leur rôle essentiel dans l’application de la loi et des mesures de justice pénale y compris les enquêtes et les poursuites visant les auteurs des infractions de trafic illicite de migrants et de traite de personnes au Mali. En contribuant de cette façon a garantir l´etat de droit, à rétablir la justice pour les victimes et à prévenir ces crimes.

Cet atelier était organisé par le Comité National de Coordination de la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (CNCLTP) en collaboration avec l'ONUDC, à travers de son projet PROMIS, au cours de la formation du 10 au 12 août 2020.

Malgré les restrictions de mobilité actuellement en vigueur au Mali en raison de la COVID 19, l'ONUDC concrétise son soutien à la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite avec la ferme conviction que le renforcement des capacités des acteurs de la chaine pénale impliqués dans la répression, la poursuite et le jugement des affaires peut contribuer à prévenir les crimes de traite des personnes et de trafic illicite de migrants.

Cette formation a eu lieu dans le cadre du projet PROMIS, Projet conjoint de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et la Criminalité (ONUDC) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) - financé par les Pays-Bas et la République d’Italie.

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