Encourager les femmes et les jeunes filles à faire carrière dans le domaine de la cybersécurité, de l'informatique et de la lutte contre la cybercriminalité

11-11-2020

DAKAR Mondialement, les femmes sont gravement sous-représentées dans le domaine de la cybersécurité. Dans le cadre du mois de sensibilisation à la cybersécurité au Sénégal, l'ONUDC et le Ministère de l'Economie Numérique et des Télécommunications ont organisé un atelier en ligne visant à encourager les filles et les femmes à suivre des études en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) et à faire carrière dans le domaine de la cybersécurité.

En 2018, les femmes ne représentaient que 10 pourcent de la main-d'œuvre dans le domaine de la cybersécurité dans la région Asie-Pacifique, 9 pourcent en Afrique, 8 pourcent en Amérique latine, 7 pourcent en Europe et 5 pourcent au Moyen-Orient.

"En promouvant les femmes travaillant dans ces domaines et en mettant en valeur leurs talents, nous espérons encourager nos partenaires à considérer également les femmes comme des acteurs importants de la cybersécurité et de l'application de la loi. Accroître la participation des femmes à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité est bon pour les femmes, pour les affaires et pour la société", a déclaré Carmen Corbin, responsable de la programmation de la lutte contre la cybercriminalité en Afrique à l'ONUDC. Le webinaire a été retransmis en direct et a attiré plus de 250 spectateurs.

En 2017, la proportion de femmes travaillant dans le domaine de la cybersécurité aux États-Unis n'était que légèrement meilleure, soit 14 pourcent. Les femmes sont encore moins bien représentées dans les postes à responsabilité dans le domaine de la sécurité informatique, avec seulement 1 pourcent de femmes experts en cybersécurité dans des postes à responsabilité.

La faible représentation des femmes dans le domaine de la cybersécurité est liée au problème plus large de leur faible représentation dans les sciences, les technologies, l'ingénierie et les mathématiques. Pour attirer davantage de femmes dans le domaine de la cybersécurité et lutter contre la cybercriminalité, les gouvernements, les organisations à but non lucratif, les associations professionnelles et commerciales et le secteur privé doivent travailler ensemble.

L'ONUDC joue un rôle clé en encourageant les femmes et les jeunes filles à faire carrière dans le domaine de la cybersécurité et de la lutte contre la cybercriminalité. Grâce à des partenariats de haut niveau visant à doter la police, les procureurs et les juges des compétences nécessaires pour enquêter et poursuivre la cybercriminalité, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, l'ONUDC propose des programmes de formation et de renforcement des capacités sur la manière d'enquêter et de poursuivre la cybercriminalité.

L'ONUDC s'efforce également de veiller à ce que les femmes soient toujours incluses dans nos programmes.

Étant donné que tant de femmes et de filles sont victimes de la criminalité en ligne, il est important que davantage de femmes soient représentées dans les emplois de la justice pénale, tels que la police, les procureurs et les juges, qui partagent leurs expériences et sont plus accessibles.

"D'après mon expérience, j'ai eu de nombreux cas où les victimes étaient des jeunes filles. J'ai souvent eu l'impression de pouvoir comprendre plus facilement leurs préoccupations et leurs inquiétudes concernant leur affaire et de pouvoir communiquer et discuter plus facilement de ces préoccupations avec leurs parents", a déclaré Mme Corbin, ancienne procureur des États-Unis.

Les femmes sont plus souvent victimes de la cybercriminalité et peuvent recevoir des messages intimidants, des menaces de violence et des textes, courriels, images et vidéos sexuellement explicites via des sites de rencontres, des réseaux sociaux et d'autres plateformes en ligne.

Pour plus d'informations :

Lancement d’Octobre Cyber au Sénégal: Cyber Karangué*, adoptons les cyber gestes barrières pendant la COVID-19