3 choses à noter sur la 2eme édition du concours de science criminalistique numérique en Afrique

Lorsqu'un crime est commis sur internet, une enquête criminalistique numérique est menée, comprenant plusieurs processus et compétences visant à récupérer des preuves numériques pouvant être utilisées au cours d’une procédure judiciaire. Afin de promouvoir lacriminalistique numérique comme une carrière importante dans la lutte contre la cybercriminalité en Afrique, l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), par le biais du Programme Mondial de lutte contre la Cybercriminalité, a organisé récemment la deuxième édition de la compétition de  criminalistique numérique à l'échelle de l'Afrique après une première édition en 2021. La compétition visait à tester les compétences techniques du nombre croissant d'enquêteurs et des individus en Afrique intéressés par   la numérique . Voici 3 choses à noter à propos de l'édition de cette année :

                1.       Plus de 1000 personnes vivant en Afrique inscrites au concours

La deuxième édition du concours a eu lieu cette année, et 1027 personnes venant d e plus de 45 pays du continent se sont inscrites à la compétition, contre 282 l'année dernière, soit une augmentation de plus de 265 %, dont 21 % de femmes. Ce taux de participation  révèle un intérêt croissant en Afrique pour le domaine de la  criminalistique numérique , bien que le continent soit toujours en retard dans ce domaine par rapport à d'autres comme l'Europe ou l'Amérique du Nord. Cela démontre également que des concours comme celui-ci peuvent contribuer à renforcer la popularité de la profession en Afrique.

             2Des tâches centrées sur les tendances actuelles de la cybercriminalité en Afrique.

Le concours de cette année a suivi un scénario réel et cohérent de crimes commis à l’aide du numérique que les participants devaient résoudre, reflétant plusieurs tendances de la cybercriminalité. Au total, 56 questions ont été posées au cours des quatre semaines de compétition, et les différentes tâches allaient de la recherche de preuves électroniques de base aux enquêtes par sources ouvertes, en passant par les enquêtes sur le darkweb et les enquêtes sur les crypto-monnaies. Pour aider les participants à mieux comprendre les différents défis, des vidéos d'orientation ont été publiées. Les participants ont été  également encouragés à travailler en équipe.  149 équipes ont été créées au cours de cette édition du concours et ont soumis un total de 1518 réponses correctes.

      3.Les participants d'Égypte, de Mauritanie et du Maroc :grands gagnants de cette édition 

Tout comme l'édition de 2021, les gagnants du concours ont été divisés en 2 catégories : individuels et équipes. À l'issue des 4 semaines de compétition, 3 participants d'Égypte, de la Mauritanie et du Maroc, sont sortis respectivement 1er, 2e et 3e, résolvant le plus rapidement les cas posés . S’agissant des équipes, la compétition a été dominé par le Bénin et le Rwanda. Cette année, les participants ont particulièrement fait preuve de compétences et de connaissances dans la résolution des défis. 

La  criminalistique numérique en tant que profession, notamment dans le domaine de l'application de la loi, est relativement nouvelle dans la plupart des pays d'Afrique. Cependant, un bon nombre de praticiens qualifiés évoluent dans ce domaine sur le continent. Avec ce concours, le Programme mondial de lutte contre la Cybercriminalité de l'ONUDC offre une plateforme où les Africains intéressés par ce métier peuvent tester leurs compétences, renforcer leurs connaissances sur les nouveaux développements et créer une communauté.

Cette activité a été rendue possible grâce au soutien de la France, de la Norvège, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des États-Unis d'Amérique.