L'ONUDC organise un atelier de formation sur le partage et la judiciarisation du renseignement dans la prévention et la lutte contre le terrorisme au Togo

KPALIMÉ, TOGO. Le Service de la prévention du terrorisme du Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (TPB-ROSEN) a soutenu le gouvernement togolais en organisant un atelier national sur "le partage et la judiciarisation du renseignement dans la prévention et la lutte contre le terrorisme".

Cette activité rentre dans le cadre du programme d’appui au Groupe de travail de l'Afrique de l'Ouest (WAWG) du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) financé par l’Allemagne. Elle s’est tenue à Kpalimé du 23 au 25 mai et a réuni 30 participants issus de diverses entités nationales impliquées dans la lutte contre le terrorisme. Des représentants du Comité interdépartemental de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent (CIPLEV) étaient présents.

Les discussions ont mis l'accent sur la nouvelle configuration de la menace terroriste au Sahel et son expansion vers les pays du Golfe de Guinée mais aussi sur les risques encourus par la République du Togo au regard des récentes attaques terroristes dans le nord du pays, dans la région des Savanes, à la frontière du Burkina Faso. A cet égard, la nécessité d’adapter la législation en vigueur dans le pays pour lutter contre le terrorisme a été soulignée. Les participants ont de ce fait préconisé la mise en place d’un pôle judiciaire et d’une unité d’enquête, spécialisés dans le traitement des affaires liées au terrorisme.

Les participants à cette activité ont pu discuter des défis et des bonnes pratiques dans le partage et la judiciarisation du renseignement au Togo et dans la sous-région. Des sujets tels que l'exécution des commissions rogatoires, la gestion de la sécurité aux frontières, le rôle du renseignement financier et la coopération judiciaire ont été présentés et discutés.

Dans ce contexte Dr. Amado Philip de Andrés, Directeur régional de l'ONUDC pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a déclaré : « Il est essentiel de former les acteurs de la chaine pénale et de favoriser leur coopération afin de faciliter le partage et la judiciarisation du renseignement, et ainsi pouvoir prévenir et lutter efficacement contre le terrorisme ».

Les participants ont souligné la pertinence de l’activité et ont exprimé leur volonté de participer à d'autres ateliers, liés notamment à la question de la spécialisation en matière de lutte contre le terrorism.