L'ONUDC lutte contre la piraterie

Skiff captured by Seychelles Coast Guard Le Programme de lutte contre la piraterie de l'ONUDC a été lancé en 2009. Sa mission consistait à soutenir un pays, le Kenya, dans sa gestion de l'augmentation du nombre d'attaques par des pirates somaliens. Le programme couvre désormais davantage d'activités et est présent dans six pays de la région du bassin somalien : le Kenya, les Seychelles, l'île Maurice, la Tanzanie, les Maldives et la Somalie. Il s'est révélé très efficace dans la détention et la poursuite des suspects de piraterie conformément aux règlementations internationales d'Etat de droit et dans le respect des droits de l'homme.

Le Programme de lutte contre la piraterie vise à obtenir des procès et des conditions de détention justes dans les centres régionaux et en Somalie. Le travail de l'ONUDC et de ses partenaires multilatéraux a porté ses fruits dans le domaine de la justice pénale. Le Programme de lutte contre la piraterie fournit des programmes de renforcement des capacités de la justice et de la police ainsi que des fournitures de bureau, des textes de loi et des équipements de garde-côtes au Kenya, aux Seychelles, à l'île Maurice, à la Tanzanie et aux Maldives. Le programme de lutte contre la piraterie aide la Somalie à moderniser ses centres de détention afin de s'assurer que les pirates somaliens reconnus coupables dans d'autres pays effectuent leur peine dans leur pays d'origine. L'ONUDC a déjà entamé cette partie de son travail en finalisant un centre de détention à Hargeisa, la capitale du Somaliland, et construit et rénove actuellement des prisons à Puntland, en Somalie.

Le programme de lutte contre la piraterie de l'ONUDC, opérationnel depuis quatre ans, soutient les professionnels de la justice pénale travaillant dans le domaine de la piraterie. La police, les procureurs, les juges et le personnel pénitentiaire kényans ont mené 18 procès impliquant 147 suspects. Leurs homologues seychellois ont 14 affaires en cours, impliquant 118 suspects. L'ONUDC délivre des formations, des équipements et une assistance logistique dans chacune des étapes du processus afin de s'assurer que le Kenya et les Seychelles réussissent à atteindre leurs objectifs en termes de justice et d'efficacité. Le premier transfert de détenu depuis un Etat poursuivant régional a eu lieu au mois de mars de cette année. 17 pirates reconnus coupables, arrêtés par les garde-côtes seychellois et jugés aux Seychelles, ont demandé à être transférés dans un centre de détention à Hargeisa (Somaliland) construit et géré par l'ONUDC. La mise en place de l'infrastructure, la formation du personnel, l'assistance logistique et législative pour garantir les transferts représentent une avancée considérable pour les Seychelles, le Somaliland, le Second Groupe de travail du Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes et l'ONUDC. Il s'agit d'un modèle pour l'avenir : il est crucial de s'assurer que les Etats régionaux n'aient pas à retenir des détenus étrangers à long terme et que les détenus somaliens aient accès à leur propre culture, à leurs familles et à des formations correctes au cours de leurs peines de prison. L'ONUDC a soutenu des transferts au Kenya et aux Seychelles au cours des trois dernières années et continue à renforcer l'assistance accordée aux marines et aux forces de police internationales.

Brochure de l'ONUDC sur la lutte contre la piraterie internationale :

- Mars 2013 (PDF)